17 janvier 2008
I am the "who" when you call "who's there?"
ATTENTION, cet article sera très chiant si vous n'aimez pas Manson, et même si vous l'aimez un peu, il vaut mieux être un peu calé dans la matière.
J'avoue, encore une fois (oui, parce que j'ai eu la MALADRESSE de venir au lycée avec un tshirt Manson, ce qui a déchainé les foules de ces gros blaireaux qui pensent avoir un minimum d'affection de ma part, elle est bien bonne) que OUI, j'AIME Manson. Je dirais plus, je l'idolatre totalement depuis mes onze ans (et j'en ai dix sept à présent, ça commence à dater).
Donc oui, bien sûr en avant propos, j'ai eu ma période spooky, mais j'avais donc onze comme cité plus haut et elle à durée disons... un mois?
Bref. J'adore Manson, j'adore en premier plan : bien evidemment sa musique (copieusement ressemblante a celle de NIN dans Antichrist Superstar, mais vu que sans ce cher Trent et sa production du merveilleux album qu'est AS, ce cher Marilyn resterai dans les mémoires des habitants de la Nouvelle Orléans comme un pauvre type drogué faisant de la musique de merde, c'est normal), mon album préféré restant Mechanical Animals (oui, moi non plus j'ai jamais vraiment compris, mais dans AS, j'aime the beautiful people, the reflecting god, 1996 et the minut of decay de façon maladive, et de mon point de vue c'est pas énorme pour un album de 16 pistes. Donc bien sûr je trouve la prod et l'arrangement musical fantastique, mais il reste pour moi un album un peu "brouillon", certaines chansons manquent de maturité je trouve, mais ça reste mon point de vue) de part son côté "but atteint" et ce merveilleux contraste avec AS tant au niveau du visuel que de la musique elle même, avec ses Great big white world, the dope show, rock is dead (splendide hymne, parfaitement scandable dans toutes occasions oui oui), posthuman, i want to disappear, new model n15, user friendly, the last day on earth (bref l'album pratiquement) et son SPLENDIDE I don't like the drugs but the drugs like me! COMMENT definir la provocation par une autre chanson, franchement, comment trouver un titre et un thème plus génial que celui ci. Mon morceau préféré de l'album sans aucun doute (mais mon préféré toutes catégories confondues reste 1996).
Ensuite, l'homme bien sûr. J'avoue sans honte que ses idées politiques ne m'interessent pas plus que ça, la politique ne m'interessant pas en général, mais le personnage m'a apporté quand même énormement de choses au niveau émotionnel. Deja, je pense, j'ai gagné une confiance en moi certaine, du fait que grâce à lui (pas principalement, mais en grande partie) je n'ai jamais cessé de crier mes idées, mes perceptions de la vie et des gens, de la race humaine, je ne me suis jamais tue devant un avis qui ne me plaisait pas mais toujours avec une certaine objectivité, puisque, avant tout, je respecte les idées des autres autant que les miennes. Il a aussi changé en moi un regard sur le monde qui n'aurai pas été le même si je ne l'avais pas découvert aussi jeune, regard quelque peu pessimiste j'en conviens mais tellement réaliste en même temps (j'ai tendance à penser que je me place du côté de la neutralité, de ceux qui n'éprouvent pas, de ce qu'il faut faire tant qu'a en payer tel prix). Puisque je me sens proche de lui de part son caractère puis de sa vision du monde (parce que, faut pas déconner, il m'a pas elevée non plus, 90% de mes idées viennent de mes propres reflexions), je l'imagine en moi masculin. Il a fait de moi une personne plus forte, totalement insensible aux reflexions, aux choses dure sensées nous blesser et à ces actes que font les gens parfois pour nous faire du mal inutilement (le fait que je devienne de plus en plus insensible au point de delaisser toute forme d'amour est un autre problème). Je sais que c'est ridicule, qu'un homme qui ne sait même pas que j'existe ne peut surement pas exrecer un tel pouvoir sur ma psychée, mais, c'est vrai, je m'en rend compte avec du recul. De ces personnes qui nous aident à traverser une banalité en sachant pertinemment que c'est dur, qu'on s'écrasera mais qu'il faudra bien laisser sa faiblesse de côté un jour ou l'autre. C'est ce qu'il s'est passé. Je ne suis absolument pas une personne faible. Tout du contraire.
Et, point moins important mais qui existe quand même, cette esthetique particulière qui me remue toujours autant, même après des années passées à observer chaque photo, chaque vidéo, etc etc.
Bref. N'oublions pas au passage une verité très importante ; il est le premier qui m'ai fait rendre compte qu'un homme sans cheveux longs ne pouvait pas me toucher.
Tout ça pour dire, en passant l'éponge sur eat me drink me et the golden age of grotesque qui sont selon moi deux albums hybrides qui n'auraient jamais du exister, que justement, Twiggy redébarque dans Manson pour mon plus grand bonheur, même si par malchance Pogo en profite pour dégager (un musicien génial en moins donc) donc MERCI, et j'attend avec une GRANDE impatience le / les prochain(s) album(s) du groupe, un Antichrist Superstar nouvelle génération (parce que Mechanical Animals, jamais il ne pourra faire mieux que dans ce sens)(j'aime pas le glam mais BON DIEU ce que j'aime ce disque), avec encore plus de guitares éclatées, de voix ravagées et de basse bien glauque pour m'exploser les oreilles comme ça ne m'est pas arrivé depuis longtemps (Et puis, NIN c'est fini, donc personne regrettera Jeordie).
C'était long et fastidieux, et oui, je ne pourrai jamais être journaliste musicale tellement je m'embale quand je parle de musique, et tellement ça en devient décousu. J'ai même pas envie de me relire, tiens.
Commentaires
C'est à nouveau le temps du "cake and sodomy" ? du twiggy crado qui bave et qui morve ? Et des groupies qui saignent? cool^^ :-)
I memorize the words to the porno movies, it's the only thing i want to believe... J'ai appris à aimer The Golden Age of Grotesque perso ;p
Bisous
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