Brume & cuillères.

Et je deviendrais le ciel, et je deviendrais la mer.

26 avril 2009

There's a hole in our soul...

machin_bleuQuelques petites nouvelles; aucune idée de ce qui se passera l'année prochaine, de ou je serais, de ce que je ferais, et je prefererai ne rien faire plutôt que de me plier à aller en art appliqué, après m'être tapé 3 ans d'art pla. Voilà voilà, pas la peine d'insister la dessus donc :]

Un truc fait sur un site pourri mais c'était sympaaaa. Voilààà, Lucile je veux te voir baby.



Nouveau DA : there

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05 avril 2009

Seize the day

19076395_w434_h_q80J'ai envie de parler cinéma; en ce moment, les livres m'ennuient, alors je plonge dans le visuel.

Je ne suis pas une grande fan de cinéma. Pas très bon public, je ne suis pas vraiment au courant des sorties, sauf des adaptations, je n'ai pas une grande culture cinématographique. Mais quand un film me plait, je peux devenir totalement obsessionnelle.
Comme la plupart de mes gouts musicaux et littéraires, les films que j'aime le plus sont souvent ceux que j'ai vu dans mon enfance.
Grande fan de Tim Burton quand j'étais gamine, j'ai découvert L'etrange Noël à 4/5 ans, Edward aux mains d'argents quelques années plus tard, et Beetlejuice, mon Burton favori, que je vois et revois avec la même joie à chaque fois.
J'avais une passion pour les vampires; j'ai demandé à ma mère de me montrer Entretien avec un vampire, à quoi... 8ans peut être, et j'ai évidemment été completement terrifiée. Ce n'est que quelques années plus tard que j'ai veritablement apprécié le film (carrément moins bien que le livre, lisez le. C'est autre chose, mais c'est encore mieux).
Au début du collège, j'ai acheté Trainspotting, parce que la pochette me plaisait, ignorant completement le contenu du film. Ce fut evidemment une grande découverte... Totalement idolatrée. Depuis, devenu un de mes incontournables de ma DVDthèque.
J'ai commencé ensuite à vraiment decouvrir et apprecier certains films. Romeo+Juliet, qui me fera toujours autant pleurer, bien que toute la planète connaisse la fin, elle me choque toujours autant! Leaving Las Legas, La compagnie des loups, Garden State, Eternal sunshine of the spotless mind, Le chocolat, Lord of War, La vie de David Gale, Le labyrinth de Pan, Babel, La 25ème heure, Lauriers blancs, Another Day in Paradise, La chevauchée du diable, Velvet Goldmine, Labyrinth, Mémoires d'une geisha... Tous sont de merveilleuses découvertes, que je regarde en boucle, en souriant, pleurant ou chantant; car oui, ne delaissant pas mon premier amour, je n'aime pas un film si la musique ne me plait pas!
Dernierement, j'ai vu Paris (en fait, hier soir), et j'avoue: ça m'a beaucoup émue. Jerôme m'a passé son "amour" de Romain Duris, et je crois les avoir pratiquement tous vu chez lui, mmh... Enfin. Agréablement surprise par le film, bien que n'appreciant que trèèès rarement les trucs français, j'avoue que le sourire de Romain Duris m'enleve toute objectivité.
Et, bien sûr, Fight Club... Absolument fan incontestée des films avec Edward Norton, et pas super fan de Brad Pitt, il m'a pourtant reconciliée avec "gueule de hamster"; rarement vu de personnage autant sexy que Tyler Durden, autant totalement degustable sur l'instant. Oui oui... Et, surtout, ce total accord avec les idées énoncées dans le films, dans le côté blasé, cynique et contradictoire. "S'ameliorer soi-même, c'est de la masturbation. Mais se detruire..." Cette phrase a failli m'arrêter le coeur à l'instant même ou je l'ai entendue: j'avais enfin réussi à mettre des mots sur les pensées confuses qui m'envahissent la tête depuis des années. Dingue, l'effet d'une fiction, non?

Bref. Il est tard, je raconte un peu n'importe quoi n'importe comment. Tout ça m'est parti d'une seule chose, c'est que Max et les maximonstres va bientôt sortir en France... Et je prie pour que le trailer soit une bonne vision du film. J'ai tallement hate de le voir, que ça me donne envie de pleurer. Je met l'affiche, elle est tellement jolie, et cet article partira sûrement dans quelques jours, parce que j'ai la flemme de me relire, mais je crois que c'est un peu parti n'importe comment. See ya...

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01 février 2009

6.58 are you sure where my spark is

normal_stoneSISTERS OF MERCY en concert le 7 mars au bataclan, oui oui ce n'est pas une blague j'en riviens pas moi-même. 38 euros la place, et en plus, ça tombe pendant les vacances hahaha. Oui mais attend tu vas pas partir avant le bac? Bien sûr que non, j'vais commencer à reviser dans 15 jours, pffff. Mais NON haha, sisters of mercy tu déconnes gars? *fais la danse de la gloire*

(Y'a Die Form qui passe à la Loco aussi)

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23 décembre 2008

Swallow

mimamonoirJ'avais juste envie de poster ça, ça fait des mois que ça traine dans mon ordi, alors voilà. Ca a une tête bizarre parce que je l'ai fait avec Paint, et voilà, j'trouvais marrant qu'on puisse réellement dessiner avec ce logiciel.
J'écrirais plus tard, peut être, peut être pas. Bref.

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12 novembre 2008

I've been here many times before

Aujourd'hui, je n'avais pas envie de parler, à personne, juste de rester coincée dans un mutisme froid et lointain. Je me rend compte que je grandis un peu, finalement, ça ne m'aurait pas dérangée de faire l'autiste toute la journée, il y a quelques années. Mais je n'sais pas, cette impression que tout fout le camp, encore. J'en viens à REGRETTER mes années collèges, celles qui m'ont parue tellement horribles, tellement tristes & sales, cette periode ou la bête noire et visqueuse avait pondu ces oeufs pourrissants dans mon coeur, mon ventre et mon esprit, cette periode ou tout, absolument tout me donnait envie de me jeter sous un bus pour aller cramer en enfer, cette periode sombre et deguelasse. Et oui, j'avais une maison, quelques rares amis, quelques occupations, de quoi se nourrir, des parents, de l'amour donné, bref tout ce dont une personne depressive n'a absolument rien à foutre. Et oui, je suis consciente de toute ceci, je l'étais à l'epoque, ce qui ne m'a pas empeché de passer plusieurs jours, semaines, mois dans une position foetale, avec l'impossibilité de dormir et tous mes sentiments qui s'enfuyaient de moi par chaque pores de ma peau. Je n'sais même pas pourquoi, après ces années, je pense encore à cette periode, mais elle me pourrit encore la tête, comme une epine plantée quelque part ou je ne pourrais pas l'enlever (C'est moi Karaba), et quoi, j'ai pas le droit de gueuler?
J'ai l'impression d'être totalement inutile, uniquement apte à ouvrir ma gueule et à tout fracasser sur mon passage, detruisant chaque petite chose qui pourrait me faire du bien. Peut être est ce mieux qu'il soit si loin, je prend soin des choses rares? Mais quoi...
Et je ne vis totalement bien que SEULE, entourée de choses qui ne parlent pas, ne donnent pas leurs avis, ne rient pas, ne m'entendent pas. Je veux juste SENTIR les choses et qu'on ne me sente pas, je veux encore disparaitre, mais ça, est ce que ça disparaitra un jour?
Et je ne me sens ni inferieure, ni même plus superieure. Juste desesperement inutile, fade et seule. Juste cette putain d'envie de tomber dans le coma.


Juste parce que ce film me fout des frissons, que cette scène me rend folle et que ce soir, je veux tout écraser.

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10 novembre 2008

You won't find me here

if_20only_20you_20were_20here_ljDe ces douloureuses soirées ou la léthargie reigne tout sourire. Et ce froid qui m'envoloppe, mes membres qui se raidissent et qui font mal d'avoir trop craqué mes os, et mon visage qui n'a pas essayé de changer d'expression depuis bien trois heures.
De ces soirées ou la seule chose qui pourrait nous sauver, c'est tout sauf ce que l'on tente de vouloir faire pour justement, nous sauver. Comme condamnés à rester là, sans but, avec un ennui grandissant et cette faille qui s'agrandi à l'interieur pour faire rentrer encore plus de poussière.
Si l'amour non partagé pouvait faire souffrir, j'ignorais que celui qui l'était garderait cette douleur.
Cette envie de débarquer chez lui, là, maintenant, de juste...

Je ne sais plus comment je dois réagir, face à tout ce qui m'entoure. Etrangere à ma propre vie, je me noie piteusement dans un océan d'incertitudes, de doutes, de pourriture. Je ne veux pas avoir 18 ans, je ne veux pas être déjà à ce moment dont on nous parle depuis le début collège, celui ou finalement ou doit soit tout quitter pour vivre par nous même, soit rester là et moisir dans ce cocon si confortable et familier. Je ne veux pas être adulte, mais je ne veux pas rester ado, ni même redevenir gamine. J'ai juste envie d'être ailleurs, seule, dans un desert de glace, avec de la musique, du papier et un crayon, et suivre juste ce que je veux faire, ce que j'ai envie de faire, ce dont j'ai besoin, sans me soucier d'autre chose, et voir paisiblement celui que j'aime m'aimer aussi, sans se compliquer plus. Dans un autre cocon. Un tissé par mes soins.

Je voudrais qu'il pleuve un million d'années. Je voudrais me sentir moins seule, et surtout AVOIR ENVIE de voir les autres. Avoir envie de ne plus être moi, évoluer pour devenir plus sensible, plus humaine, plus interessée, moins solitaire, moins silencieuse. Parler plus ; savoir m'exprimer correctement alors que tout est clair dans ma tête. Habituer les mots à être cohérents. Me sentir plus utile. Ne plus avoir peur de tout, ne plus me battre contre moi même, arrêter de chercher la douleur et de m'en plaindre après, supporter les autres, se sentir autre. Devenir aveugle & muette. Je veux vivre en écoutant. Vivre en touchant. Je ne veux plus de mes autres sens. Je veux devenir autre chose. Quelque chose d'invisible. Sentir la pluie.

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08 octobre 2008

Emerge

Peut-être Sûrement parce que je viens du Sud, et que je n'ai jamais vécu ailleurs, la pluie excerce sur moi une fascination intarissable. Les petites pluies, ces quatres / cinq gouttes qui tombent à intervale régulier et qui s'arrêtent subitement au bout d'une demie heure, j'avoue ne pas y prendre grand plaisir, mais sentir cette espèce de froid qui rentre directement à l'interieur de nos os quand il pleut des cordes, c'est jouissif.
J'aime être sous la pluie, j'aime me sentir gelée et grelottante, et pas parce que je me réchauffe après, non, juste parce que, à force de froid, on a l'impression qu'on se meurt doucement, que tout s'arrête, tout en sachant pertinement qu'on ne mourra pas.
J'adore y passer des heures, & tellement fumer sous la pluie : ça devient presque une mission, un sauvetage, le choix impossible qu'est fumer sans tremper sa clope ou se foutre à l'abri mais eviter les gouttes. Ca me donne une indescriptible envie de rire, comme si mon raisonnement même était absurde, et que se poser la question renvoyait à dire que j'étais pitoyable. Me voir galerer avec mon feu, ma clope cachée dans la main menaçant de me brûler la peau, mes cheveux dégoulinants d'eau, je ris, et d'un rire tellement doux, comme si rien d'autre n'existait. Oui, ça parrait un peu extreme (même si je pense qu'une certaine demoiselle à boucles se reconnaitra aussi dans cette description), mais la pluie est vraiment quelque chose de merveilleux pour moi.
Et je suis rentrée chez moi, morte de froid, trempée comme après une douche, ma clope tombant en lambeaux à la bouche, mais tellement eclatée de rire que j'ai gardé un sourire stupide la moitié de l'après midi. 

A part ça, j'attend début novembre avec impatience (mi novembre aussi remarquez, enfin majeure yeah yeah yeah), j'envisage serieusement de me faire un site avec tous mes pitits dessins (ouah super koule), et je relis CA, ce qui fait que je tremble un max dans mon lit, que les bouches d'égouts j'évite, et que j'ose plus regarder au fond de mon lavabo.

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08 septembre 2008

Aerials

l_dbdac8d1ba84e90ea6c5270914566631Je veux être à Paris.

Les gens s'emmelent entre eux, je vois des corps qui s'enlacent et des bouts de peaux qui s'effleurent. Je trouve que tout est beau; les sourires et les moues, les regards tristes, les expressions de colère. Je voudrais dessiner tout ce qui m'entoure, crier si fort que tout ça, quelque forme qu'elle prenne, ce n'est uniquement que de la vapeur de vie. Je veux qu'il pleuve pour pouvoir ressentir cette merveilleuse sensation de froid, de frisson, de chaleur intérieure que je ressens quand il me touche ; laisser mes doigts frapper, ressentir la douleur des autres et l'amour qu'ils partagent. Je me sens autre, comme enfin animée par un coeur qui rebat, enfin delaissée par ses petites tumeurs noires qui s'insinuent et éclatent. Tout n'est plus que blanc, pureté, simplicité, traits. Je ne m'ennuie plus, tout m'amuse, tout m'émeut, tout m'interesse ; la vie est tellement différente quand les nécroses se calment. Je suis enfin arrivée.


Quelques visions restent floues. Comme dans un bain de mousse. Je me sens envahie par la vie, comme si je respirais pour la première fois. Délicieux sentiment d'euphorie qui facilite tellement les choses.

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14 août 2008

Never was a cornflake girl

Bientôt dix huit années passées à vivre et à entasser goulûment toutes sortes d'émotions, pour enfin me rendre compte que je me trompais sur toute la ligne.
Peut-être me suis-je lassée de me faire mal, d'espérer sans réfléchir un amour trop parfait, trop vu, trop romantique. De ces idées qui fleurissent après avoir terminé un roman d'amour qui se termine trop bien avec un début tellement frustrant, de toutes ces choses qui nous poussent, nous, les filles, à vouloir le prince pas si charmant que ça. Parce que, l'amour a beau être surfait, il reste l'élement essentiel de notre survie, élement tellement vital qu'il est étrange qu'il nous soit si dur de l'atteindre. Mais en fait...

Sommes-nous tellement seuls, ou tellement stupides? Qu'est ce qui nous pousse à croire ardemment à toutes ces foutaises... Pourquoi nous emportons nous si vite pour quelque chose de tellement banal?

Bientôt dix huit années passées à vivre et à espérer quelque chose de mieux, de plus beau, de plus concret. Quelque chose de tellement irréaliste que, même dans un livre, il nous parait faux, tellement magnifique qu'il nous fait pleurer de frustration plus que d'émotion. Mais finalement, tout devient tellement simple.

Bientôt dix huit années passées à vivre et enfin l'illumination. Celle qui fait espérer mais ne dévaste pas ce qui reste, ce qui construit quelque chose de beau au lieu de détruire les coeurs et les corps. Je m'emballe vite, oui, je sais, mais finalement, peut être que je suis bien une des plus grandes romantiques de cette génération facile et hasardeuse.

Bientôt dix huit années passées à vivre et enfin je souris à ce qui m'entoure. Cette impression de voler, tellement décrite, tellement répétée mais si difficilement imaginable... Cette envie qui nous embrasse, celle d'être là et juste là, quoiqu'il se passe. C'est si étrangement simple dans ma tête, mais tellement ardu à expliquer...

Bientôt dix huit années passées à vivre et je me rends compte qu'il existe tellement de possibilité, d'amours différents, de sentiments tellement plus complexes et formidables, d'envies tellement simples et de besoins si forts.

C'est si rapide, si beau et étrange à la fois, si compliqué mais si simple, si banal, si étrangement parfait...

Et je me sens belle, et bien, et parfaite. Et terriblement amoureuse.

09

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11 juillet 2008

Drive away

orgueil_et_prejuges_02

Finalement, à force de m'imaginer une maturité peu comparable face à celle de ceux de mon âge (et des plus vieux, aussi, hum) je crois que je régresse. Je deviens plus gamine que je ne l'ai jamais été.
Je ne crois plus aux contes de fées et n'adresse plus un "pouny" ravageur, les yeux embrumés devant un copain de classe qui me pousse, mais...

Je vis dans un univers totalement irréel, m'invente drame et histoire dans mon monde personnel, me fait vedette d'une tragédie moderne sanglante et triste à pleurer... Les princesses et fées (dans mon cas, c'était les vampires et les épouvantails dansants) ont été remplacées par d'autres scènes d'un genre nouveau, poétique et horrible. J'aime le drame comme j'aime les disputes, crier et dominer ceux qui m'entourent. Je prend l'esprit d'une gamine pourrie gâtées, qui veut régner sur son monde. Et je m'en satisfait...

Je prend et jette les autres comme si l'homme n'était pas digne d'intêret. Seul la vie est importante, et pas les sentiments. L'examinateur de mon oral de français m'a dit que je "comprenais les choses très profondément", et que j'étais "très sensible aux atmosphères, mais pas assez aux sentiments". Je deviens bien cette chose froide que je voulais être, insensible aux choses heureuses et totalement devastée à celles qui le sont moins. Je n'arrive plus vraiment à me considérer comme autre chose qu'un monstre, rejetant l'amour qui se présente et aimant de bien maladroite façon. Étrangement, je pense pouvoir assimiler toutes les différentes facettes de la personnalité de quelqu'un, même inconnu, mais mon fonctionnement à moi me semble totalement étranger et changeant. Je prie pour une tendresse honnête mais appelle la douleur de toutes mes forces quand elle vient à manquer... Je vous l'ai dit, j'aime avoir mal.

On me croit hypocrite, bien à vos aises. Je suis très honnête avec moi même ; j'utilise les gens sans aucune honte, "il vaut mieux ça plutôt que rien, au moins ils servent à quelque chose". Je n'ai pas honte de ce que je suis, et tant je pense avoir des qualités plutôt cools, tant je sais mes défauts très nombreux et très dérangeants. C'est bien simple, si quelque chose me dérangeait en moi, je le changerai tout de suite (si vous n'êtes pas totalement con, vous trouverez cette phrase inutile tellement elle est évidente). Je ne crois pas être malhonnête envers les autres. Nous autres adolescents abrutis faisons partie d'une régression à grande échelle, qui veut que tout le monde soit "super-kiffant-j'l'adore-trop-quoi". J'ai rarement utilisé un "je t'aime" quand il n'était pas véritable, et c'est une des seules choses importantes, a priori. Mais, bien sûr j'use de sourires, de compliments et de "compassion" qui font que je passe pour la nana super sympa et trop marrante qui est l'amie de tout le monde, youhou. Mais non, c'est faux. Moi les autres je m'en bat la race, quelques personnes comptent et me suffisent amplement. Et si un jour je les perds, ce qui arrivera sûrement un jour à cause de ma grande gueule et de mon égocentrisme grandissant, je trouverai d'autres gens intéressants (après avoir pleuré ce qui me reste de larmes). (Quand même, je ne suis pas insensible à ce point, j'aime mes amis de façon iraisonnable). Je me sens seule, mais entière (du moins, entière avec ce qui reste). Ce que je dis doit être bien confus, mais il est 4h du matin, j'enchaîne clope sur clope pour ne pas m'endormir et je viens de regarder Mulan, alors...

Enfin bref. J'ai encore difficilement cerné ma propre personnalité, je n'arrive pas vraiment à mettre des mots sur ce qui me semble évident parce que c'est trop profondémment ancré en moi, mais...
Je ne crois pas être une personne mauvaise. Je pense faire partie de ces personnes qui sont là pour regarder les autres et créer autre chose pour ne pas sombrer. Je ne pense pas être plus ou moins importante que les autres, et si j'ai un regard dévastateur sur ceux qui peuvent m'entourer, il n'est pas plus fleuri quand je m'interroge sur moi même. Si j'ai une qualité importante, je crois que c'est celle du recul. Je peux me jeter des fleurs comme m'immoler, je peux m'adorer comme me détester, et me trouver noble comme me trouver pute. Et si je réfléchis tant sur moi même, c'est pour mieux sentir les autres. Je peux être une gamine comme une adulte, aussi...

Mais j'accepte tout. Si l'on me fait une remarque, je l'accepte tant que les arguments sont justes. Les phrases lancées à la va-vite pour me déstabiliser ou m'enfoncer me semblent juste venir d'une personne stupide. Je reconnais tous mes défauts et toutes mes erreurs. Mais ceux qui ne réfléchissent pas plus que ça et pensent pouvoir me cerner, je les emmerde, tout simplement. Je suis trop complexe pour moi même, et ne pense réellement pas que quelqu'un pourrait vraiment découvrir ce que je pense et la nature de mes actes. Dans un sens, je suis bien humaine, et égale aux autres. Bien sûr.

Encore une chose. Ce n'est pas parce que j'aime des choses "différentes" (ce qui est totalement faux, et je trouve ces remarques complètement connes) que je suis "super-top-cool". Je me suis trouvée et je suis dans un juste milieu, qui m'ouvre les portes qui me correspondent le plus, et que ce soit la musique que j'écoute, les films que je regarde, les livres que je dévore ou les personnes que j'admire, ces choses là réussissent à m'élever par leurs simple présence. Finalement, je ne suis pas trop compliquée, sur certains points. Même si la vague de "je te recopie parce que t'es underground" me donne envie d'exploser les tibias de tous ceux qui se lancent dans ce chemin (ce qui, bizarrement, touche beaucoup de personnes que je fréquente), je me dis qu'un jour, ils auront peut être ma chance.

Oui, je suis égocentrique, grande gueule, cynique, colérique, chiante et blah blah blah... Mais j'aime les défauts. Ça rend humain.



Oh, je sais bien que personne ne lira ce pavé, mais qu'est ce que ça fait du bien, d'écrire ce qui vient sous tes doigts. L'article sera sûrement supprimé dans quelques jours ; adios amigos. 

Posté par ether à 04:03 - blablas inutiles - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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